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Interview : Gilles Vermot Desroches, Dir. du dvlp. durable de Schneider Electric explique pourquoi son entreprise compense l’empreinte carbone du Marathon de Paris avec un projet des Fonds Livelihoods

By avril 5, 2017 No Comments

« Le projet de foyers améliorés Livelihoods-Hifadhi donne du sens à notre engagement pour un Marathon de Paris neutre en carbone »

Schneider Electric, l’un des 10 investisseurs du fonds carbone Livelihoods, a choisi de compenser les émissions de CO2 du Marathon de Paris grâce aux crédits carbone générés par le projet de foyers améliorés Livelihoods au Kenya. Gilles Vermot Desroches, Directeur du Développement Durable de Schneider Electric, l’un des leaders mondiaux de la gestion de l’énergie et des automatismes, donne un éclairage sur les motivations de son entreprise.

Livelihoods Venture : Le Marathon de Paris génère l’équivalent de 26 200 tonnes de CO2. Schneider Electric a décidé de compenser ces émissions pour arriver à la neutralité carbone du marathon. Pourquoi ce choix ?

Gilles Vermot Desroches : Quand les enjeux de lutte contre le réchauffement climatique se réduisent à de grandes théories, ils n’ont pas beaucoup de prise dans la vie des gens. Il faut parfois en appeler à d’autres réalités, comme le sport ou l’art, pour marquer les esprits.

Schneider Electric est ravie d’accueillir plus de 57 000 participants du monde entier dans cette grande aventure humaine qu’est le Marathon de Paris. Mais cet événement, même si on y court et on y marche, génère des gaz à effet de serre, notamment avec les déplacements en avion. Il faut encourager les gens à être ensemble mais il faut aussi trouver des solutions efficaces pour limiter notre impact sur la planète. C’est dans ce sens que va notre engagement pour compenser les émissions du marathon de Paris. Grâce aux projet Livelihoods, nous allons déjà compenser 70% des émissions cette année. Et nous arriverons à un marathon 100% neutre en carbone dans deux ans.

LV : Pourquoi avoir choisi le projet Livelihoods- Hifadhi pour compenser l’empreinte environnementale du marathon de Paris ?

GVD : Nous avions envie de raconter une belle histoire pour montrer comment nous pouvons aller vers la neutralité carbone du marathon. Nous ne voulions pas juste d’un bilan comptable de crédits carbone mais d’une véritable aventure humaine qui fasse écho aux valeurs d’effort et de partage du marathon de Paris. Et nous voulions que chaque coureur puisse mettre du sens derrière cet engagement de neutralité carbone. Les projets portés par le fonds Livelihoods sont hautement symboliques pour expliquer comment on peut investir dans le développement, la protection de la nature et la séquestration de carbone en même temps. Schneider Electric a été parmi les premières entreprises à investir dans le fonds carbone Livelihoods car l’amélioration de la vie des gens les plus vulnérables sur notre planète fait partie de notre ADN. Et le projet Livelihoods au Kenya est un projet d’accès à l’énergie, ce qui en cohérence totale avec la mission de Schneider Electric.

LV : Le projet Livelihoods au Kenya s’appuie sur une technologie très simple pour améliorer la vie de 60 000 millions de familles, soit plus de 300 000 villageois au total. Comment est-ce que Schneider Electric s’inscrit dans cette démarche ?

GVD : L’accès à l’énergie pour tous est un enjeu primordial pour notre entreprise. Mais avant même de se tourner vers des réseaux intelligents ou autres appareils innovants, il faut non seulement pouvoir répondre aux besoins essentiels des gens, comme cuisiner, mais aussi leur donner les moyens de préserver leur environnement. Il ne sert à rien de proposer à quelqu’un qui ne peut pas se nourrir correctement un point de lumière. Il faut prendre les problèmes dans leur ensemble. Quand on visite une famille au Kenya qui a un foyer amélioré, on se dit que c’est quand même beaucoup mieux que la maison d’à côté qui a un foyer 3 pierres et qui est complètement enfumée. Et il suffit de voir comme les femmes sont contentes de raconter qu’elles ne vont plus chercher du bois que deux fois par semaine au lieu de tous les jours et qu’elles n’ont plus les yeux qui pleurent quand elles cuisinent pour mesurer l’impact de ce foyer sur leur vie. Avec une technologie très simple et peu chère, ce projet peut être déployé à grande échelle. Et il a aussi un impact positif pour la planète. C’est une première étape pour pouvoir améliorer encore plus leurs conditions de vie avec par exemple de l’éclairage et de l’électricité.

LV : Quels sont les autres actions que Schneider Electric mène dans les pays en développement pour diffuser des solutions d’économies d’énergie et lutter contre la pauvreté ?

GVD : Le monde a su trouver des infrastructures énergétiques pour les ¾ de la planète mais nous n’avons pas encore de solutions satisfaisantes pour le ¼ restant. L’énergie accélère le développement et nous nous devons de trouver des réponses pour que tout le monde puisse y accéder. C’est pour cela que nous voulons accompagner les populations les plus en fragilité, soit les 1,2 milliard d’habitants qui n’ont pas d’accès à l’électricité et les 63 millions d’européens qui vivent en situation de précarité énergétique. Nous travaillons tout particulièrement sur la formation aux métiers de l’électricité dans les pays en développement, l’accompagnement d’entreprises innovantes qui travaillent sur l’efficacité et la précarité énergétique ainsi que l’accès à l’énergie pour les plus démunis. Nous imaginons les solutions les plus simples et les moins chères possibles pour que chacun puisse avoir accès à un point de lumière et d’électricité, renouvelable bien-sûr.

Propos recueillis par Nishal Ramdoo /  Livelihoods Venture.
Crédits photos : Nicolas Gauduchon / Livelihoods Funds ; Schneider Electric.

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